Environ deux heures trente entre le tarmac de Cointrin et l'altiport de Courchevel 1850. Une route que l'on croit simple jusqu'au samedi où toute la Tarentaise se renouvelle en même temps.
De l'aéroport de Genève à Courchevel, on compte environ 150 kilomètres et, en conditions normales, deux heures à deux heures trente. Le trajet se lit en trois actes, et seul le troisième mérite vraiment de l'attention.
Le premier acte est autoroutier : sortie de Genève, autoroute blanche vers Annecy et Chambéry, puis la vallée de la Tarentaise par l'A430 et la voie rapide jusqu'à Moûtiers. C'est rapide, c'est plat, et cela ne pose aucun problème — sauf le samedi, où ce ruban devient le goulot d'étranglement de toutes les Alpes du Nord.
Le deuxième acte commence à Moûtiers, ville-carrefour où se séparent les vallées. Le troisième, ce sont les vingt derniers kilomètres : la montée sur Courchevel, ses lacets réguliers, son changement d'altitude de plus de mille mètres, et une chaussée qui peut être sèche en bas et enneigée en haut le même jour. C'est là que se juge un chauffeur.
Nous faisons cette route toute la saison. Nos chauffeurs savent à quelle heure la file se forme à Albertville, quels lacets restent verglacés à l'ombre en milieu de journée, et où s'arrêter proprement pour poser des chaînes si la préfecture l'exige.
La maison est née sur la Côte d'Azur. Chaque année, à la fin de la saison d'été, l'équipe entière s'installe à Moûtiers, au carrefour de la Tarentaise — chauffeurs et véhicules — et y reste de décembre à avril.
Ce n'est pas un détail d'organisation, c'est ce qui sépare un transfert tenu d'un transfert espéré. La plupart des sociétés desservant Courchevel sont basées en vallée, à Chambéry ou plus loin, quand elles ne sous-traitent pas au dernier moment à un confrère que vous ne connaîtrez qu'en montant dans la voiture. Une prise en charge à 5 h du matin suppose alors un chauffeur parti à 3 h.
Nos véhicules dorment à Moûtiers, à une vingtaine de minutes de Courchevel. Le chauffeur qui vous récupère à Genève est le même qui vous conduira au restaurant le lendemain soir, et le même qui vous ramènera à l'aéroport en fin de séjour. Il fait ces routes tous les jours pendant cinq mois.
Cela veut dire aussi que vous n'êtes pas livré à vous-même une fois arrivé : dîner dans la vallée, journée à Méribel, rendez-vous imprévu, retour anticipé. Nous sommes à quelques minutes.
Quatre niveaux d'altitude, quatre atmosphères, et des accès qui n'ont rien à voir. Précisez le vôtre à la réservation.
Le cœur du luxe alpin européen : palaces, tables étoilées, boutiques du Jardin Alpin, chalets privés du Cospillot et de Bellecôte. Les accès sont réglementés et certaines routes privées demandent une autorisation. Nos chauffeurs connaissent les dépose-minute de chaque palace.
Plus familiale, plus ensoleillée, très appréciée des séjours en famille. La montée se poursuit au-delà du village de Saint-Bon ; le dernier kilomètre grimpe sec.
Le compromis entre calme et proximité des remontées. Souvent choisi pour les chalets loués à la semaine.
Le village historique, ses chalets de bois et son tremplin olympique. Le plus bas, le plus rapide à atteindre depuis Moûtiers, et souvent le plus praticable les jours de forte neige.
Courchevel possède l'un des altiports les plus spectaculaires d'Europe : une piste courte, en pente, sans procédure d'approche aux instruments. Elle est réservée à des équipages qualifiés et reste tributaire de la météo. Un plafond bas, et l'appareil se déroute.
C'est pourquoi une partie de notre clientèle en aviation d'affaires atterrit à Genève ou à Chambéry, puis termine en voiture. Nous coordonnons directement avec l'équipage ou le handler : accueil au pied de la passerelle en terminal d'aviation générale, bagages pris en charge, départ immédiat.
Et si un déroutement survient en cours de vol, prévenez-nous : nous repositionnons le véhicule sur l'aéroport de dégagement. C'est exactement le genre de situation où un transfert privé se distingue d'une navette.
Le samedi, entre Albertville et Moûtiers, la vallée absorbe le renouvellement de toute la Tarentaise. Partir une heure plus tôt vaut mieux que rouler une heure de plus.
Liaison Genève ↔ CourchevelSur un transfert ski, le volume de matériel dicte le choix du véhicule bien avant le nombre de passagers.
Le choix majoritaire sur cette liaison. Sièges individuels, place réelle pour les housses à skis et les valises de séjour, hauteur rassurante dans les lacets. Une famille de six voyage sans compromis.
Pour deux passagers voyageant léger, matériel loué sur place. Deux heures trente de silence, sièges arrière inclinables, arrivée reposé.
La berline sobre et efficace, pour un aller simple ou un déplacement professionnel en station.
Au-delà de sept personnes, plusieurs véhicules partent ensemble et arrivent ensemble, coordonnés par un chauffeur référent. Un seul interlocuteur pour tout le groupe.
Jour de rotation des locations dans toute la Tarentaise. La vallée sature du milieu de matinée au milieu d'après-midi. Sur un vol arrivant à cette tranche, il faut accepter une durée sensiblement supérieure — nous le disons avant, pas pendant.
Le point critique du retour. Pour un vol du milieu de journée, nous partons tôt et assumons d'attendre à l'aéroport. Manquer un vol coûte infiniment plus cher qu'un café en salle d'embarquement.
La route retrouve sa fluidité. C'est le moment des allers-retours professionnels, des arrivées décalées et des séjours qui commencent un mardi — souvent la meilleure décision que l'on puisse prendre.
Un vol du Golfe se pose parfois au petit matin. Nous roulons à ces heures-là : route vide, montée tranquille, arrivée en station avant l'ouverture des remontées.
L'aéroport de Genève a une particularité que beaucoup de voyageurs découvrent sur place : il possède un secteur français, distinct du secteur suisse, avec son propre accès routier. Se tromper de sortie signifie récupérer ses bagages d'un côté et chercher son chauffeur de l'autre.
Nous vous indiquons le point de rencontre exact avant votre départ, et votre chauffeur vous attend avec une pancarte à votre nom. Si vous arrivez côté suisse alors que le véhicule est côté français, un simple appel suffit : nous nous adaptons, c'est notre travail, pas le vôtre.
Pensez également à vos documents. Le trajet franchit la frontière franco-suisse : passeport ou carte d'identité en cours de validité pour chaque passager, y compris les enfants. Les contrôles sont ponctuels mais réels, et un document expiré transforme un transfert en très mauvaise journée.
Votre vol, votre adresse à Courchevel, le nombre de paires de skis. Nous nous occupons du reste.